Plusieurs associations du Maine-et-Loire – France Nature Environnement Anjou avec le soutien de FNE Pays de la Loire, UFC-Que Choisir 49, le Collectif de soutien aux victimes de pesticides de l’Ouest, CEVA49, Terre et Humanité, L’Arbre Bleu, Rives de Loire, le GABB Anjou… – se sont réunies pour organiser une série de soirées ciné-débats dans tout le département autour d’un sujet qui les inquiète et les rassemble : la qualité de l’eau du robinet.
Au total, 9 projections ont été organisées (Saint Sylvain d’Anjou, Tiercé, Corné, Vihiers, Murs-Érigné, Angers, Écuillé, Champtoceau et le Lion d’Angers) et plus de 400 personnes sensibilisées.
Mieux comprendre : une ressource précieuse mais sous pression
La consommation d’eau du robinet, par rapport aux eaux en bouteilles, reste la solution la plus écologique, la plus économe et la plus contrôlée sur le plan sanitaire. Pourtant, de nombreuses menaces pèsent aujourd’hui sur cette ressource. Grâce à la diffusion du documentaire 🎬 « Le Monde de Jamy : Peut-on encore boire l’eau du robinet ? » (titre auquel nous avions ajouté la question : « et à quels coûts ? »), de manière claire et scientifique, ces différentes menaces pesant sur l’eau potable ont pu être abordées, ainsi que les traitements possibles et des solutions pour préserver la ressource.
Si le documentaire abordait les pollutions diffuses liées aux activités agricoles (nitrates, pesticides), les pollutions industrielles comme les PFAS, ou encore les contaminations au CVM, un gaz cancérigène pouvant être présent dans certaines anciennes canalisations, les questions dans les salles ont également soulevé le sujet des résidus médicamenteux ou encore des rejets nucléaires. Malgré ces risques, l’eau distribuée au robinet en Anjou est et reste conforme aux normes sanitaires. Mais de nombreuses questions demeurent : pour combien de temps ? À quels coûts et sur qui reposent-ils ? Toutes les molécules sont-elles recherchées ? Les traitements sont-ils efficaces et durables ?
L’ensemble des structures organisatrices étaient d’accord sur la solution principale à mettre en œuvre : préserver l’eau à la source. Cela bénéficie à la fois à la santé des consommateurs mais aussi des habitants, des riverains, des agriculteurs, et à la biodiversité. Et cela commence par le soutien à l’agriculture biologique par exemple, avec des politiques publiques cohérentes.
Des débats riches et des témoins inspirants
Sur l’ensemble des projections, réunissant en moyenne une cinquantaine de personnes, les débats ont été riches et variés. Chaque soirée était différente. Les grands témoins étaient nombreux, avec des expertises variées : juriste, spécialiste des PFAS, hydrologue, représentant associatif dans les instances, accompagnant des malades de pesticides, agriculteur, animateur de captage prioritaire… Des élus et institutionnels, invités et/ou présents dans la salle, ont également permis d’enrichir les échanges et d’apporter des points de vue et des réponses complémentaires. Un grand merci à tous les participants !

🎬 Une dernière projection au Lion d’Angers le 27 mai !
Ne manquez pas la dernière date de la tournée avec une projection prévue au Lion d’Angers le 27 mai, à 20h, salle Antoine Paillard (complexe Saint Exupéry, 6 place Léon Cochard) !